Extrait emission
EQUINOXE par Caroline BOURGINE
sur FRANCE CULTURE

ESTIVOCE 2008

DONG
Création par La Compagnie LAGUNARTE

Dimanche 6 Juillet 2008 à 22 h, Place de l'église à PIGNA

 

 

Autour de l'art campanaire, celui des bergers aux sons argentins comme celui plus grave des grands beffrois, deux chanteurs multi-instrumentistes, une trapéziste et une violoncelliste, dans une scénographie musicale créée par Toni CASALONGA, en partenariat avec Lieux Publics, Centre National de Création des Arts de la Rue.

Le monde est un village, le monde est un petit homme, et
l'homme est un petit monde*.
Chaque village ou presque, porte en son cœur une cloche,
parfois elle sonne, parfois elle est fêlée, parfois elle
a mystérieusement disparu.
Et quand le village n'est plus un village, qu'il est
devenu une grande ville, la cloche ou le clocher ont-ils
été remplacés ?

 L'animal porte à son cou une cloche, pour être relié à
l'homme et ironiquement s'en éloigner comme s'il était
libre de se déplacer… l'homme le tient, l'entend, et le
choisit, choisit la cloche.
Et si l'homme portait une cloche ?

Et l'homme aussi porte la cloche, déambule, se signe,
signe, secoue la tête, le corps, et pense agir sur le
temps, la saison, et l'homme, comme et sous la lune.
La lune se reflète sur la place du village, le reflet
forme une cloche, une cloche que l'on s'apprête à hisser
sur le clocher
sous la cloche que l'on entend, le battant est une femme
une femme se balance sur un trapèze
c'est un cœur qui bat le rythme du village
chaque village est un monde
chaque monde est homme
chaque homme est un monde. * Josean Artze

DONG

Dong est une cloche géante, une structure métallique en forme de coupole de 6 mètres de diamètre, qui, une fois montée, atteint 6 à 7 mètres de hauteur. A la coupole sont accrochées des chaînettes qui donnent à la structure sa forme évasée. A l'intérieur : un trapèze et une trapéziste qui évoquent le mouvement d'un battant de cloche.

Les trois musiciens Pantxix Bidart, Julie Laderach et Kristov Hiriart, restituent le fruit de leur collectage de sons : ils collectent la mémoire des gens qui racontent leur histoire à travers la cloche. Parmi ces rencontres : des bergers, le prieur d'un monastère, des personnages qui viennent pratiquer à certaines périodes de l'année, des rituels de « nettoyage », de purification des lieux, dans les villages du Pays Basque…

La cloche a en effet de nombreuses fonctions selon qu'elle se trouve en ville ou en milieu rural. La première présentation de Dong a eu lieu en plein cœur de Marseille sur le parvis de l'Opéra. A l'occasion d'Estivoce 2008 Dong sera installée sur la place du petit village de Pigna, au cœur de la Balagne où la tradition pastorale est encore vive. Tous les artistes et musiciens du festival pourront venir la voir, la toucher, la faire sonner, l'interroger, lui raconter leur histoire et partager la mémoire des lieux …

L'Equipe 

Pantxix BIDART : Guitare, Oud, Voix.
Kristov HIRIART : Chant, Percussions. Responsable artistique de la Compagnie LAGUNARTE.
Julie LADERACH : Violoncelle.
Laetitia AMILIBIA : Trapèze.
Toni CASALONGA : Scénographie. Directeur Artistique de FESTIVOCE, Pigna.
Philippe ETCHART : Ingénieur Concepteur.
Patrick FISCHER : Régie électro-acoustique.
Ximun CARRERE : Régie plateau.

Avec les conseils éclairés de Pierre SAUVAGEOT, Directeur de LIEUX PUBLICS, Centre National des Arts de la Rue, Marseille.

La Compagnie LAGUNARTE

Créée en 1996, la compagnie musicale plurielle LAGUNARTE a pour objectif de promouvoir les activités musicales et artistiques liées à la création, la production, l'édition, la recherche et la transmission. Située au Pays Basque, LAGUNARTE puise dans le patrimoine et l'inter culturalité.

La démarche de LAGUNARTE se déploie en 4 axes :

La Création artistique musicale
Réunissant des professionnels et des amateurs venus d'horizons multiples, la compagnie a créé plusieurs spectacles, dont GAUA, l'insolence de la lumière, en 2002 (coproduction avec Festivoce - Auditorium Di Pigna), Biharko-Sao Tome en 2003, Ahoz Aho , mémoires de bouches - laboratoire créatif sur le thème de l'oralité, en 2004, les Duos Bilika et Borroka , puis Biauri et Bapatean en 2005. En 2008, deux créations sont en chantier : Dong ! Keinuka Ilargiari et Xo La puce à l'oreille. En parallèle, la compagnie a mis en place un lieu de ressources musicales numériques : un laboratoire de sons, d'images et de sens à Bonloc, village-fabrique.

Les Actions pédagogiques
La compagnie intervient chaque année au sein des établissements scolaires ou dans des établissements plus spécifiques comme le Centre d'éducation au patrimoine (64) ou la Cité de la Musique (Paris). Ces actions s'adressent aux jeunes publics scolaires et extrascolaires autour des musiques du monde et de l'oralité.

La Formation professionnelle
La compagnie LAGUNARTE assure des formations à travers toute la France pour des comédiens, des artistes de cirque, des musiciens…

La Recherche musicale
Au travers des créations et des actions pédagogiques.

LIEUX PUBLICS, Centre National des Arts de la Rue

Installé dans les quartiers Nord de Marseille, LIEUX PUBLICS, CENTRE NATIONAL DE CREATION, a pour mission l'accompagnement des artistes de toutes disciplines qui font de la ville le lieu, l'objet et le sujet de leurs créations. Son projet est articulé autour d'un enjeu fondamental, les nouvelles écritures urbaines . Il a créé une série de dispositifs complémentaires à partir de trois axes : dimension européenne au cœur du projet, lieu de référence national pour la création et la recherche et mission d'invention et d'action sur son territoire. Dirigé par le compositeur Pierre Sauvageot, LIEUX PUBLICS apporte une singularité artistique à chacune de ses actions.
LIEUX PUBLICS pilote In Situ , plateforme de soutien à la création d'œuvres à l'échelle européenne, avec Valladolid (Espagne), Graz (Autriche), Oerol (Pays-Bas), Glasgow (Ecosse) et Sotteville-lès-Rouen (France). Chaque année, 3 projets singuliers sont créés autour d'une spécificité européenne. En 2006, IN SITU s'est entouré d'un réseau de 13 nouveaux partenaires en Europe (Italie, Portugal, Grèce, RFA, Belgique…) et en France (Cultures France, La Villette, Pronomades, Chalon-sur-Saône, Angers). Parallèlement, Lieux publics multiplie les projets européens et internationaux, posant les jalons d'un Centre européen de création pour les nouvelles écritures urbaines.

« THE SILVER SWAN »
par l'Ensemble DAEDALUS,

Lundi 7 Juillet 2008 à 22 h à l'Auditorium di Pigna

Ombres et Lumières : Toni Casalonga

 

DAEDALUS

Fondé à Genève en 1984, l'Ensemble DAEDALUS consacre les deux premières années de son activité à la recherche. Les programmes qui virent ses débuts à Bruges sont le résultat concret de cette période d'études. Le succès rencontré à Bruges ouvrit la voie à deux collaborations essentielles dans le parcours du groupe : avec Accent tout d'abord, la maison de disque pour qui l'Ensemble a enregistré ses 8 CD et RTB 3, la chaîne culturelle de la radio belge, coproductrice de 4 d'entre eux.

Il Cantar Moderno , premier CD de DAEDALUS, est salué avec enthousiasme par la critique (Diapason d'Or, Coup de Cœur). Les collaborations avec les festivals et les radios, partenaires ponctuels des productions discographiques de l'Ensemble, s'intensifient à partir de 1993. La presse spécialisée prime l'originalité de cette production : les Canzoni Villanesche alla Napolitana, enregistrées à l'Auditorium de Pigna, reçoivent le 10 de Répertoire ; auparavant The Two Souls of Salomon était célébré dans les colonnes du quotidien Le Monde comme l'un des 10 meilleurs disques de l'année 1998. Et en 2005, Orocola (Alpha Productions) obtient le Prix de l'Académie Charles Cros, le Prix de la BBC et le Choc de l'Année du Monde de La Musique.

Les universités aussi ont ouvert leurs portes à DAEDALUS et un réseau d'échanges très denses a donné lieu à plusieurs projets.

L'Ensemble cultive également la dimension scénique et ne perd pas une occasion de se produire en scène. En 1994 DAEDALUS a réalisé la représentation intégrale de La Purpura de la Rosa (Lima, 1701) de Tomàs Torrejon Y Velasco, première œuvre scénique sud-américaine. Pour Bologne 2000, capitale européenne de la culture, l'Ensemble a monté L'Aurora Ingannata de G. Giacobbi. En août 2001 il présente à Genève, dans le cadre du Festival Amadeus, La Favola di Orlando de L'Orlando Furioso de L'Arioste. En juillet 2003 DAEDALUS faisait l'ouverture d'Estivoce à Pigna et enregistrait ses Delizie Napolitane ou « Lode della Villanella , un programme de chansons napolitaines par un quatuor vocal et un ensemble instrumental Renaissance.

The Silver Swan

The silver swan…When death approach'd…
sung her first and last, and sung no more.
Farewell, all joys ; O Death, come close mine eyes.

Le cygne d'argent… à l'approche de sa mort…

chante pour la première et la dernière fois…
Adieu mes joies ; Ô Mort, viens fermer mes yeux.

Orlando Gibbons

On dit que le cygne argenté reste muet de son vivant, mais qu'il chante une seule et unique fois lorsqu'il sent venir la mort. C'est sous cette métaphore mélancolique que se place une grande partie de la création artistique anglaise de la fin du XVIe siècle, période pourtant de prospérité et de puissance politique sous la conduite énergique de la reine Elisabeth I. Roberto FESTA, qui travaille depuis de nombreuses années sur les effets « magiques » que peut produire la musique sur le corps et l'esprit, nous propose ici un voyage théâtral à travers les liens qui unissent l'amour, la musique et la mélancolie.

Bénéficiant d'une relative stabilité politique, l'Angleterre élisabéthaine souffre d'une épidémie de mélancolie, cultivée avec soin comme étant l'apanage des gens de goût. La triste contemplation de la mort et de la mutabilité tragique de la condition humaine afflige poètes, artistes et compositeurs.

Après le règne brutal de Mary I (1516-1558) dite « Bloody Mary » pour sa propension à persécuter les protestants, lui succède sa demi-sœur, la protestante Elizabeth I (1533-1603), surnommée «The Virgin Queen » car elle refuse obstinément de se marier, ou « The Fairie Queen » en raison de son caractère névrotique, galant et charismatique. Victorieuse de l'invincible Armada espagnole en 1588, elle offre une période de prospérité économique à son pays.

Artistiquement, c'est l'apogée de la Renaissance anglaise, tant dans le domaine des arts que celui de la pensée. Le nouveau théâtre de William Shakespeare côtoie les écrits de Christopher Marlowe et Ben Jonson ainsi que la philosophie de Francis Bacon. Mais une tristesse constante semble frapper la production artistique, tout comme la société anglaise, au tournant du XVIIe siècle. La mélancolie est à la mode : dans presque chaque pièce de théâtre apparaît une allégorie du mélancolique qu'il soit amoureux, intellectuel, fou, musicien ou poète. Connu en Angleterre sous le nom de ‘ malcontent', le mélancolique trouve une expression de choix dans le personnage d'Hamlet ou dans les œuvres de John Donne, empreintes de cette obsession désenchantée de la mort.

La musique n'échappe pas à ce culte de l'inconsolable, à commencer par les œuvres de John Dowland (1563-1626), inondées de larmes et de lamentations. Cet insurmontable chagrin s'exprime en premier lieu dans le répertoire vocal des ayres accompagnés, du madrigal et des œuvres purement instrumentales.

William Byrd (1543-1623) donne ses lettres de noblesse au madrigal et à la musique de clavier anglaise en restant imperméable aux influences italiennes et dans une tradition résolument liée à l'esthétique de la Renaissance.

Chez Dowland et les musiciens de la génération suivante, c'est la pavane qui devient la forme privilégiée pour exprimer la mélancolie dans le domaine instrumental.

Les incertitudes religieuses de l'époque et l'attention portée aux questions théologiques du péché, de la damnation et de la rédemption, sont sans doute parmi les causes de cette insurmontable mélancolie anglaise. La psychologie morale de la Renaissance voit les émotions comme de dangereuses déviances mentales affectant puissamment l'esprit. Les remèdes les plus efficaces à la mélancolie sont le vin, le rire, la musique et une joyeuse compagnie. «  Musica est mentis medicina maestae »  : la musique est la médecine de l'âme affligée, nous dit Burton.

S'inspirant de l'Antiquité grecque et des théories néo-platoniciennes du philosophe et astrologue Marsile Ficin (1433-1499), du mage Corneille Agrippa (1486-1635) ou du poète et mathématicien Pontus de Tyard (ca. 1521-1605), il affirme que la mélancolie n'est ni statique ni complètement négative. Elle peut provoquer de curieuses aberrations mentales et mener à la folie, voire à la mort, mais, lorsqu'elle est inspirée, elle est un véhicule engendrant des capacités intellectuelles magiques et admirables.

Par le biais de la musique, l'homme est capable de parvenir à un état d'union mystique avec le spiritus mundi qui anime le monde, en libérant l'esprit du monde des objets sensibles.

Il existe donc un lien inséparable entre l'amour, la musique et la mélancolie.

Le CYGNE

Sur le frontispice de l' Anatomie de Burton, aux côtés de l'Amoureux, figure également la Jalousie, associée à divers animaux réputés jaloux, dont le cygne.

Cet oiseau, consacré à Apollon, renvoie à un principe divin et divinatoire, tout comme le mélancolique inspiré. Il fait naître les rêves et il est le chantre du poète, du rêveur ou du mystique. Il est aussi un symbole alchimique de l'Initié qui, par le pouvoir développé en lui, est capable de s'élever vers un monde sublimé. Enfin, il est un des emblèmes de la mélancolie et de l'amour et renvoie à la mythologie grecque : Zeus se transforme en cygne pour séduire Leda.

En musique, le cygne est aussi le sujet d'un des plus célèbres madrigaux italiens : Il Dolce e Bianco Cigno (1539) de Jacques Arcadelt (1507- 1568), dont le thème est la mélancolie d'amour exprimée par le chant du cygne. Ce madrigal bénéficie d'une diffusion extraordinaire. Orlando Gibbons utilise ce même thème dans son madrigal The Silver Swan .

C'est une des œuvres qui contribue à la popularité du genre, non seulement en Italie mais surtout à l'étranger. Avec le madrigal expressionniste italien dans les années 1580, se développe un intérêt nouveau pour le pictorialisme mais surtout pour le développement de nouvelles techniques musicales permettant d'exprimer les affects.

Thomas Morley (1557/8-1602), compositeur et théoricien anglais, affirme que « la musique est simplement une science s'occupant des choses de l'amour par l'harmonie et le rythme ».

Il offre en outre des indications précises sur les moyens d'exprimer les passions.

A une époque où les compositeurs s'intéressent de plus en plus à une rhétorique des affects, les émotions désespérées comme le chagrin, la mélancolie ou le désespoir, sont cultivées, car elles offrent aux compositeurs un véhicule de choix pour l'expression des passions.

D'après une traduction de Christine Jeanneret

http://www.bach-cantatas.com/Pic-Bio/Mauch-Monika-1.jpegMonika MAUCH (Soprano)

Née en Allemagne, Monika MAUCH a étudié le chant avec Richard Wistreich au Conservatoire de Trossingen mais également à Paris avec Jill Feldman.

On peut l'écouter au sein des ensembles les plus prestigieux, notamment La Fenice (direction Jean Tubéry), L'Arpa Festante (Michi Gaigg) ou encore l'ensemble vocal The Hilliard Ensemble …

Elle collabore depuis de nombreuses années avec Daedalus , sous la direction de Roberto Festa et si la musique ancienne est son domaine de prédilection, elle s'aventure néanmoins avec bonheur sur le territoire des musiques contemporaines.

Elle a enregistré avec tous les ensembles auxquels elle collabore des albums de musique médiévale, Renaissance, baroque et contemporaine.

TROIS BASQUES

Maddi Oihenart, Kristof Hiriart, Pantxix Bidart

Mardi 8 juillet 2008 à 22 h à l'Auditorium di Pigna

http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/20070428/20070428_p001_03.jpgMADDI OIHENART

Bercée aux sonnailles des troupeaux, c'est dans la province de la Soule qu'elle a grandi, à l'écoute de la respiration du pays. Aujourd'hui, chanteuse a capella ou entourée de musiciens, elle interprète le répertoire traditionnel de sa vallée, mais aussi les créations actuelles des nombreux auteurs qui l'environnent. Ces textes porteurs d'émotions, véhiculent la vie des gens : bonheurs, souffrances, espoirs et rebellions... De la Terre de Soule, aux versants pyrénéens, Maddi, fille de la terre, porte ses chants chargés de sa propre sensibilité vers des espaces aériens. De ses chants émanent d'une part, la beauté de la langue, mais aussi la complexité. Par delà les mots : la profondeur d'un monde symbolique. Maddi trace la voix de chemins de traverses sensibles, aimant à croiser l'autre dans un désir de découverte, d'écoute, d'échange et ce, avec de nombreux artistes d'horizons divers: son premier complice sur les planches, Batixte Sobiet, Mixel Etxekopar (souffleur de txülüla), Mixel Arotze (voix), Kent Carter (contrebassiste). Egalement, sur leur dernier album Josetxo Goia (saxophoniste navarrais), Juantxo Zeberio (pianiste gipuzkoan), Marc Buronfosse (contrebassiste parisien) et plus récemment, la rencontre inopinée avec Sylvain Luc, Keyvan Chemirani, Kepa Junkera, et Lokua kanza. Maddi Oihenart déploie ses ailes , paru en avril 2007, est le premier album solo de la chanteuse souletine, composé avec le Gipuzkoar Juantxo Zeberio.

A l'occasion d'Estivoce 2008, c'est en Corse aux côtés de Kristof Hiriart et de Pantxix Bidart que l'on retrouvera la chanteuse basque. 

http://www.eke.org/partaideak/amestoy_koldo/lagun_artistak/pantxix_bidart.jpgPantxix BIDART
Photo : Michel ECHE

Jeune artiste sensible et doté d'un vrai talent de compositeur, Pantxix Bidart s'impose aujourd'hui sur la scène de la chanson en Pays Basque.
Excellent musicien, sa personnalité artistique se révèle totalement lorsqu'il chante: ceux qui ont le bonheur de partager ces moments uniques où il est seul à la guitare en témoignent…
Membre du groupe musical ELAUDI, complice de scène de Koldo Amestoy, il participe à de nombreuses créations de Kristof Hiriart.

  Kristof HIRIART

Chanteur et percussionniste, Kristof Hiriart pourrait se définir autour de ces quelques mots : création, recherche, transmission. Mais son travail est aussi tourné tout entier vers la rencontre et l'échange interculturel. Artiste également passionné par le mélange des disciplines, son parcours est jalonné de rencontres avec le théâtre, le spectacle de rues, la danse, le cirque...
La rencontre avec Pantxix Bidart pour la musique, Koldo Amestoy pour le conte, s'inscrit naturellement dans la logique de ce musicien curieux, toujours prêt à explorer de nouveaux territoires.
Kristof Hiriart assure également la direction artistique de la Compagnie LAGUNARTE. On l'a déjà croisé à Pigna fin 2002 pour la création musicale GAUA, l'insolence de la Lumière, dont il était le directeur artistique, sur une scénographie de Toni Casalonga, avec l'ensemble A CUMPAGNIA aux côtés des chanteurs et musiciens basques.
Outre sa participation au trio des Trois Basques, il revient à l'occasion d'Estivoce 2008 avec la Compagnie LAGUNARTE pour la création de DONG .

 

« AMOR E FUROR »
Orianne Moretti, Corey Cerovsek, Ivan Garcia

Mercredi 9 JUILLET 2008 à 22 h à l'Auditorium di Pigna

Orianne Moretti, soprano ; Corey Cerovsek, violon ; Ivan Garcia, clavecin

Trois musiciens, Orianne Moretti, Corey Cerovsek , Ivan Garcia,
Trois instruments : la voix, le violon, le clavecin,

feront résonner dans le superbe Auditorium de Pigna, les accents voluptueux et furieux de la musique de quelques uns des plus grands noms du Baroque : Vivaldi, Haendel, Bach, Rameau, Montéclair, dans un programme intitulé « Amor e Furor » dans le Baroque religieux et profane.

L'univers de l'amour et de la fureur, de la douceur et de la douleur, se côtoieront dans des airs

où les élans du coeur se mêlent aux éléments déchaînés dans des moments de grâce et de folie virtuoses.

Orianne Moretti, soprano

Originaire de Lumio, Orianne Moretti reçoit une solide formation de danseuse à l'Ecole du Ballet National de Marseille de Roland Petit avant de débuter le chant lyrique.Elle se forme auprès de Mireille Alcantara du CNSM de Paris et suit régulièrement les master-classes de Viorica Cortez.
En décembre 2007, elle est engagée au Capitole de Toulouse pour la Belle Hélène d'Offenbach dans une mise en scène de Jérôme Savary. Elle chante en soliste le Gloria de Poulenc à Paris en janvier 2008.
Elle sera la première cousine dans La Périchole d'Offenbach au Festival Gloriana en juillet 2008.
Passionnée par le lied allemand, la soprano monte actuellement un spectacle musical A travers Clara… sur le destin tragique de Robert Schumann à travers la musique de sa femme, Clara, une correspondance musicale et littéraire.
Par ailleurs, la soprano se consacre à la chorégraphie : elle a créé un ballet pour deux danseurs de l'Opéra de Paris : L'Aveu sur une musique de C.M von Weber (Albi- juillet 2006).

Corey Cerovsek, violon
Canadien, Corey Cerovsek devient à 12 ans le plus jeune étudiant dans l'histoire de l'école de musique de l'Université d'Indiana à Bloomington. Il se forme auprès de John Loban, Charmian Gadd et Richard Gingolg.
Lauréat de nombreux concours internationaux, Corey Cerovsek se produit en soliste avec les orchestres les plus prestigieux du Canada et des Etats-Unis sous la direction de chefs réputés comme Zubin Mehta…
Il poursuit alors une carrière internationale qui l'amène en Europe et notamment en France où il réside aujourd'hui et où il vient de donner à la salle Gaveau une série de récitals en compagnie notamment du pianiste Denis Pascal. Corey Cerovsek est également titulaire d'un doctorat de mathématiques, une autre de ses passions.

Ivan Garcia, clavecin
Ivan Garcia fait ses études musicales à Toulouse avant de s'installer à Paris, après avoir rencontré Yasuko Uyama Bouvard qui l'initie au clavecin, puis Elizabeth Joyé dont il intègre la classe à Paris. Il se perfectionne auprès de Pierre Hantaï et en 1999 débute un cursus de musique de chambre au Conservatoire d'Amsterdam.
Après avoir fondé son propre ensemble avec l'hautboïste Clémentine Humeau, il décide de se consacrer à l'enseignement et collabore ainsi en tant que chef de chant aux classes et stages d'Adriana Fernandez, Maria Christina Kier, Angélika Leiser, Howard Crook.
En parallèle, il se produit en récital ou au sein d'ensembles tels Les Arts Florissants de William Christies.

VOCE IN FESTA
Final

Jeudi 10 JUILLET 2008 à partir de 20 h à Pigna

Les artistes du Festival, ceux d'ici et ceux d'ailleurs,
dans tout le village pour voce in festa, la voix en fête

Les artistes du festival seront réunis pour une grande fête de la voix. Cette année, derrière le slogan « ENTREZ LIBRES » une nouvelle expérience sera proposée au public, qui pourra soit circuler gratuitement dans le village et entendre les sons venus des différents lieux de concerts, soit payer l'entrée et assister à tous les spectacles.

Les artistes déjà présents seront rejoints par le Duo italien VALLA SCURATI qui mènera la danse au son du Piffero et de l'accordéon, dans la plus pure tradition de leurs montagnes de l'Apennin. Pigna se transformera en village de saltimbanques grâce aux élèves de l'Ecole du Cirque de Moselle.

Le journaliste Alessandro MICHELUCCI présentera en outre dans un espace dédié, toutes les revues qui traitent de musiques traditionnelles en Europe.

Mais le programme définitif de cette fête sera tenu secret jusqu'au dernier moment, car la découverte, la surprise font partie du plaisir musical.

Stefano Valla et Daniele ScuratiDUO VALLA SCURATI

Piffero, voix, accordéon , ils sont deux, on les dirait dix.
Leur musique et leurs danses viennent des montagnes de l'Apennin, au nord de Gênes.
Ces chants et ces mélodies à écouter, ces musiques à danser, Stefano Valla et Daniele Scurati les connaissent depuis toujours.
Stefano Valla tient la voix appelée guitare dans La SQUADRA et représente le hautbois traditionnel italien dans le groupe UNE ANCHE PASSE .
Après la procession de la Vierge, le vin bu au bol dans des caves ornées de licous de mulets, la gastronomie locale partagée devant le pas des portes sur une aire d'un bal de village "des Quatre Provinces" étagées en terrasses à flanc de montagne, des centaines de danseurs, toutes classes d‘âges confondues, tournent autour d'un mât de cocagne sous la voie lactée estivale.
Depuis leur estrade, enchaînant allessandrinas, valses ou mazurkas , le couple diabolique Piffero - Accordéon mène le rêve. Sur sa chaise, attentif aux humeurs du public, un œil sur son complice, le dos cambré pour dégager le souffle, le pifferiste est maître de cérémonie. Un statut qui exige consistance et résistance physique, tant pour conduire avec constance quatre à cinq heures de bal, que pour participer aux libations d'avant et après concert !
Dans les années 1950-1960, sous l'effet de l'exode rural et de la télévision, cette tradition de la fête s'était délitée et les « ambianceurs » n'ayant plus la motivation pour poursuivre l'ouvrage, les vocations se raréfièrent. C'est dans ce contexte de reflux que Stefano Valla fit ses classes.
Natif de Gènes, ce lauréat de l'Académie des Beaux-Arts n'avait jamais rompu les liens avec son village de Cegni, situé sur l'Apennin Pavois. Une région où, dès l'enfance, il participa aux fêtes, dansa la gigue ou la Moferrina et vit grandir sa fascination pour l'instrument emblématique du cru, le piffero, ce hautbois italien frondeur et séducteur, orné à son extrémité d'une plume de coq. C'était d'ailleurs dans son village que vivaient deux maîtres de l'instrument : Giacomo "Jacmon" Sala et Ernesto Sala, celui-là même qui allait enseigner techniques et répertoires, de pair avec un autre musicien, Andra "Taramla" Domenichetti, accordéoniste du village voisin de Negruzzo.
Ainsi, nourri à ces deux sources, Stefano Valla va hériter d'un legs patrimonial considérable, tant au niveau du corpus que de l'héritage plus ineffable - de l'esprit du jeu. Car, lorsqu'on analyse le couple piffero-accordéon, on se rend compte qu'il ne s'agit pas de la cohabitation plus ou moins heureuse entre deux instruments à anches, mais bien d'une symbiose sophistiquée, fruit d'un siècle de pratiques depuis que la fisarmonica (l'accordéon) supplanta la musa (cornemuse) dont il adopta les fonctions. Une alliance qui, au final, a accouché d'un instrument du troisième type, pourrait-on dire. Son orthodoxie stylistique étant transmise sans rupture jusqu'à Stefano Valla, lequel à son tour l'enseignera à de nouveaux adeptes.
C'est qu'il y a toujours chez lui un prosélyte fidèle aux vertus de la tradition orale et sensible aux appels du contemporain. Une dualité qu'exprime son parcours. Collaborateur d'accordéonistes phares de la région (Dante Tagliani, Cinto Callegari, Giacomo Daio), il fonde en 1983 le groupe I SUONATORI DELLE QUATRO PROVINCE. Dès 1986, jugeant nécessaire de faire connaître le piffero au delà de sa région d'origine, il commence à enregistrer. Parallèlement, il collabore à des recherches ethnomusicologiques, notamment avec Mauro Balmùa, du conservatoire de Gênes et avec l'organologue Luciano Messori.
En 1989, il fait son entrée dans le groupe UNE ANCHE PASSE qui conduira un passionnant travail de création, impliquant au fil des albums des musiciens représentatifs des anches méditerranéennes.
En 1999, il fonde le centre de documentation ethnographique dans la commune de Santa Margherita di Staffora, en collaboration avec la Società dell' Accademia di Voghera et la région Lombardie. Ces multiples investissements se doublant d'une activité de chanteur sur le registre du trallallero, art vocal spécifique au port de Gênes qu'il assume depuis plusieurs saisons comme voix de guitare et directeur artistique de la fameuse Squadra.
Ce travail multiforme de mémoire, de création et d'échange trouve sa récompense en 1994 lorsqu'il grave avec Francesco Guglielmetti un disque (label Silex) qui obtient le prix de l'Académie Charles Cros et suscite de nombreux éloges de la presse européenne.
Stefano Valla va surtout s'attacher à imaginer des perspectives au piffero. Un parti pris qui justifiera sa recherche de nouvelles couleurs, ses collaborations avec des musiciens de renom, à l'instar de l'accordéoniste piémontais Gianni Coscia ou du pianiste de jazz Umberto Petrin.

Daniele SCURATI, accordéon

Il a d'abord étudié le piano, à partir de 1981, avec le maître Pierantino Meroni et obtenu le diplôme du Conservatoire Luca Marenzio de Brescia.
Dès 1990, il entreprend des études d'accordéon et de 1993 à 1999 il joue en duo avec le joueur de piffero Marco Domenichetti.
En 1997 il devient musicothérapeute auprès de la CEMB de Milan.
Depuis 2000, il poursuit sa collaboration avec Stefano Valla.
Daniele Scurati a cette volonté de maintenir vivante la musique et la culture traditionnelles de la région des Quatre Provinces (Pavie, Gènes, Piacenza et Alessandria) et de stimuler sa diffusion au travers de fêtes, concerts, stages et conférences.
Il a participé au Festival National Ultrapadum à Pavie, festival Xong à Malles Venosta et à de nombreux festivals internationaux en France, Allemagne, Slovenie, Hongrie, Autriche, Espagne, Suisse et Malte.
Il collabore avec nombre de musiciens parmi lesquels Aldo De Scalzi, Enzo Draghi, Pascal Comelade, Guo Yue, Andrea Nicolini, Kalman Balogh…

Parmi ses enregistrements discographiques :
Avec Marco Domenichetti : « Per sentieri di festa » Dunya Records 1999
Avec Stefano Valla : « Prima di partire » Buda Musique Paris 2001
« Segni » Buda Musique Paris 2004
Avec le Trio Felix : «  Quattro Stagioni » d'Astor Piazzola Italie 2006

TARIFS des spectacles du Festival : 15 € / Réduction 10 €
Soirée Finale « Voce in Festa » : 20 € / réduction 15 €

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ESTIVOCE dans les COMMUNES PARTENAIRES

Comme chaque année, dans les communes de Balagne, ont lieu des Serenate  offertes au public par les municipalités.

A cette occasion, les artistes du festival se produisent à 19H .

Le 5/ 07 à SANTA REPARATA DI BALAGNA, à la Confrérie :
HIRU, les Basques

Le 7/07 à ILE ROUSSE, organisé par le Comité des Fêtes L'Isula Viva sous le Marché couvert :
HIRU, les 3 Basques

Le 8/07 à CORBARA, Collégiale A Nunziata  :
Orianne MORETTI

Le 8/07 à PIGNA :
Duo VALLA SCURATI

Le 9/07 à BELGODERE, à la Confrérie :
HIRU, les 3 Basques

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LES ATELIERS D'ESTIVOCE

Comme chaque année, Festivoce et Voce Cumune proposent des ateliers quotidiens gratuits, pendant toute la durée du festival.

ATELIER DE PRATIQUES ARTISTIQUES POUR LES ENFANTS
DING DONG! "Autour de la cloche"
Cet atelier de peinture, animé par Anne PELLEGRINI, aura lieu les 6, 7, 8 et 9 Juillet de 18h à 19h, Place de l'Eglise à Pigna.
Les images créées par les enfants seront utilisées dans le cadre du festival.

ATELIER DE CHANTS POLYPHONIQUES
VOCE DONNE E VOCE OMI, Femmes & Hommes donneront de la voix, inspirés par les sons, les rythmes et la mémoire de la cloche. Deux groupes, l'un féminin, l'autre masculin, animés par Nicole CASALONGA et Nando ACQUAVIVA, se retrouveront tous les soirs de 18h à 20h à l'église de Pigna et participeront au final d'ESTIVOCE.

RENSEIGNEMENTS : Festivoce au 04 95 61 73 13 - 06 79 40 68 80

e mail : festivoce@casa-musicale.org